GENOCOST ET DÉSTRUCTURATION ÉCONOMIQUE EN RDC :ENTRE ÉROSION DU CAPITAL HUMAIN ET CAPTATION DE VALEUR MINIÈRE

Auteurs

  • Kazadi Kazadi Emmanuel
  • Makulu Kalela Martine

DOI :

https://doi.org/10.5281/zenodo.22715716

Résumé

Résumé

Le concept de Genocost, ancré dans le contexte mémoriel et institutionnel congolais, est mobilisé dans cette étude comme une grille d’analyse socio-économique des coûts associés aux conflits prolongés en République démocratique du Congo (RDC), sans être assimilé à une qualification juridique autonome.

L’article analyse deux ensembles de mécanismes : d’une part, l’érosion du capital humain et la désorganisation des capacités productives associées aux violences, aux déplacements et aux pertes d’actifs ; d’autre part, dans certaines configurations territoriales, la captation de valeur issue des ressources minières susceptible d’être facilitée par l’insécurité, le contrôle territorial et la faiblesse institutionnelle.

La recherche adopte une approche qualitative, historique et socio-économique fondée principalement sur l’analyse documentaire, la triangulation des sources et la convergence d’indices. La période d’étude couvre 1994-2026, et se clôture au 31 août 2026.

Les résultats indiquent que les effets sur le capital humain, l’agriculture, l’élevage, les marchés et les moyens de subsistance sont largement documentés dans les territoires étudiés, tandis que le lien entre violence et captation de valeur minière doit être établi au cas par cas et ne peut être inféré de la seule proximité entre sites miniers et zones de conflit.

L’étude propose ainsi une lecture multidimensionnelle et non additive du Genocost, distinguant pertes humaines, pertes d’actifs, pertes de revenus, captation de valeur, pressions fiscales et coûts institutionnels.

Mots-clés : Genocost ; République démocratique du Congo ; capital humain ; conflits armés ; économie minière ; captation de valeur ; déplacements ; reconstruction.

 

 

Abstract

This article uses Genocost, a concept rooted in the Congolese memorial and institutional context, as a socio-economic framework for analysing the costs associated with protracted conflicts in the Democratic Republic of the Congo (DRC), without treating it as an autonomous legal category. It examines two sets of mechanisms: first, the erosion of human capital and disruption of productive capacity associated with violence, displacement and asset losses; second, in some territorial settings, the capture of mineral-related value that may be facilitated by insecurity, territorial control and institutional weakness.

The study adopts a qualitative, historical and socio-economic approach based mainly on documentary analysis, source triangulation and convergence of evidence. The empirical period covers 1994-2026, with documentary collection closed on 31 August 2026. Findings indicate that effects on human capital, agriculture, livestock, markets and livelihoods are widely documented in the territories examined, whereas the relationship between violence and mineral-value capture must be demonstrated on a case-by-case territorial basis and cannot be inferred from spatial proximity alone. The article therefore proposes a multidimensional and non-additive reading of Genocost that distinguishes human losses, asset losses, income losses, value capture, fiscal pressures and institutional costs.

Keywords: Genocost; Democratic Republic of the Congo; human capital; armed conflict; mining economy; value capture; displacement; reconstruction.

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Publiée

2026-09-11

Comment citer

Kazadi Kazadi Emmanuel, & Makulu Kalela Martine. (2026). GENOCOST ET DÉSTRUCTURATION ÉCONOMIQUE EN RDC :ENTRE ÉROSION DU CAPITAL HUMAIN ET CAPTATION DE VALEUR MINIÈRE. African Scientific Journal, 3(37). https://doi.org/10.5281/zenodo.22715716